COULOIR ADAM TAS

STELLENBOSCH

Afrique du Sud

Participant officiel

Le « Adam Tas Corridor », situé à Stellenbosch, en Afrique du Sud, est un projet de régénération urbaine s’étendant sur 375 hectares le long d’une autoroute, d’une voie ferrée et d’une rivière. Il transforme des terrains sous-utilisés en une nouvelle ville au sein de la ville, créant ainsi un corridor urbain agréable à vivre, sûr et favorisant l’intégration sociale.

Stellenbosch, la deuxième plus ancienne ville d’Afrique du Sud, située à 40 minutes du Cap, est également reconnue comme un pôle d’innovation en Afrique, abritant une université de premier plan et un environnement économique florissant. Avec sa beauté spectaculaire, le charme de sa vieille ville et ses vignobles d’une richesse exceptionnelle, elle attire chaque année de nombreux nouveaux résidents et des millions de visiteurs.

La longue histoire de Stellenbosch, qui remonte aux tout débuts de l’humanité, est complexe. Elle rappelle à la fois la capacité de l’humanité à commettre des injustices et sa capacité à entreprendre des parcours remarquables vers la guérison. Ces anciennes divisions, clairement marquées dans le paysage, continuent de diviser et de limiter le partage équitable des ressources et de la bonne volonté. Le « Corridor Adam Tas » écrit une nouvelle page de l’histoire. Structuré comme un « collier de perles » de quartiers le long des axes routiers, ferroviaires et piétonniers, il forme une colonne vertébrale urbaine continue reliant les terrains de sport, les quartiers culturels, les zones universitaires et les communautés résidentielles. Ici, l’héritage industriel et les quartiers informels commencent à partager un avenir commun. Cela élargit notre compréhension de ce qui constitue un cadre de vie de qualité et équitable.

Jeremy Fasser, maire de Stellenbosch :

« Stellenbosch est connue dans le monde entier pour sa beauté, son patrimoine, son innovation et sa prospérité. Pourtant, pour trop de nos habitants, cette prospérité ne s’est pas traduite par l’égalité des chances ni par une meilleure qualité de vie. Depuis des générations, la ligne de chemin de fer et la R44 divisent les communautés, tant physiquement que symboliquement. Le « Adam Tas Corridor » refuse de considérer ces divisions comme définitives. C’est pourquoi Stellenbosch est fière de rejoindre l’initiative « 7 Wonders of Future Cities » — car nous sommes convaincus que l’avenir de notre ville doit être un avenir où les opportunités ne dépendent pas du lieu où l’on vit.

Soixante-cinq ans après que la Charte de la liberté eut promis « des logements, la sécurité et le confort » à tous les Sud-Africains, le Corridor Adam Tas offre une voie concrète et approuvée pour aider à faire de cette vision une réalité à Stellenbosch. Il ne s’agit pas d’une énième enclave fermée ni d’un mégaprojet imposé d’en haut. Il s’agit de créer des quartiers piétonniers, connectés, à usage mixte et à revenus mixtes, où les logements, les écoles, les lieux de travail, les espaces publics et les opportunités sont facilement accessibles. Il s’agit de construire une ville qui relie plutôt que de diviser. Et en fin de compte, cette idée dépasse l’individu. Nous comblons le fossé. Nous construisons un Stellenbosch plus connecté. Et nous créons un avenir où chaque habitant a la possibilité de se sentir à sa place, de participer et de s’épanouir. Rejoignez-nous et, ensemble, construisons un avenir meilleur et plus radieux. »

Conformité aux critères de Future Cities

Environnement et nature

Ce corridor considère l’écologie comme une infrastructure essentielle plutôt que comme un simple élément décoratif : la rivière Plankenbrug, longtemps polluée, est réhabilitée pour devenir une artère bleue et verte renaturée qui contribue à la prévention des inondations, au rafraîchissement urbain et à la biodiversité. Papegaaiberg, une zone de conservation classée au titre de l’article 23 abritant un renosterveld en danger critique d’extinction, devient un espace protégé dédié aux loisirs et à la biodiversité — un parc de loisirs naturel à la périphérie de la ville. Le réaménagement porte sur 375 hectares de friches industrielles sous-utilisées plutôt que sur des terrains vierges, les services écologiques (panneaux solaires sur les toits, drainage urbain durable, aménagement paysager avec des espèces indigènes) et la réhabilitation environnementale (désamiantage, dépollution des sols) étant intégrés aux obligations de développement au niveau du quartier.

Ville intelligente

Stellenbosch est l’un des pôles d’innovation de l’Afrique, s’appuyant sur une université de premier plan et un environnement économique dynamique, avec une « avenue universitaire » dédiée qui relie physiquement l’université de Stellenbosch à l’axe central du corridor. Le réseau de transport est conçu pour privilégier les transports publics et non motorisés. Les décisions en matière de développement s’appuient sur une modélisation de l’impact économique (PIB, emploi, revenus des ménages), et un modèle de gouvernance fondé sur le « partage des obligations » lie l’octroi de droits de développement renforcés à des contributions en matière d’infrastructures, de logement et d’environnement. Dans le prolongement de la planification du corridor, Stellenbosch a approuvé une politique de zonage inclusive de grande envergure pour l’ensemble du district.

Centré sur l’homme

Né de l’incendie de Kayamandi en 2018, qui a détruit 1 431 logements, ainsi que du document de réflexion intitulé « Enlarging the Commons » et de la consultation qui a suivi, ce corridor est le fruit d’un partenariat entre les pouvoirs publics, le monde universitaire, les entreprises et la société civile, fondé sur l’absence totale d’objections formulées lors de la consultation publique. Il crée des quartiers piétonniers, à usage mixte et à revenus mixtes, chacun doté d’un caractère distinct. Des obligations en matière de logements abordables et inclusifs sont intégrées dans les droits d’aménagement de chaque secteur. La rénovation est progressive et adaptative plutôt que motivée par des expulsions ; elle reconnecte les quartiers informels, l’université et la ville historique grâce à des passerelles piétonnes, des pistes cyclables et de nouvelles gares ferroviaires qui privilégient les personnes plutôt que les voitures.